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NOUVELLE
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Allaiter, pour bébé... et pour maman
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Entre les conseils contradictoires et les belles et moins belles histoires, on a parfois du mal à démêler le vrai du faux. Voici enfin des réponses fiables à nos interrogations.
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Par Nathalie Vallerand
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Réunir les conditions gagnantes Sur le plan physique, aucune préparation particulière n'est nécessaire avant l'accouchement. La pratique visant à étirer les mamelons est complètement dépassée et risque même de les endommager. On évite simplement d'utiliser du savon, du parfum ou des produits à base d'alcool sur les mamelons quelques semaines avant l'accouchement et pendant l'allaitement, afin de ne pas enlever les lubrifiants naturels.
Pour Isabelle Cloutier, présidente de la Fédération québécoise Nourri-Source, la meilleure façon de se préparer consiste à s'informer le plus possible. «Les abandons surviennent surtout dans les quatre premières semaines, parce que les mamans ne s'attendent pas à connaître des difficultés et qu'elles hésitent à demander de l'aide. Parce que c'est naturel, elles s'imaginent que c'est facile. C'est vrai pour certaines, mais pas pour toutes!»
«J'étais prête à ne pas dormir et à passer tout mon temps à allaiter, mais je n'étais pas préparée à ressentir une telle douleur, raconte Kim, qui a cessé d'allaiter après une semaine. Mes seins saignaient et la douleur était très aiguë quand ma fille tétait. J'imagine que la prise du sein était inadéquate, mais j'ai eu si peur de continuer à avoir mal que je n'ai pas cherché à persévérer.»
Isabelle Cloutier conseille de lire beaucoup sur l'allaitement, de préférence des livres récents parce que les connaissances évoluent rapidement. Une autre bonne idée: prendre contact avec une marraine d'allaitement avant d'accoucher. «Si on a des difficultés, on saura immédiatement vers qui se tourner.» La production de lait, par exemple, est méconnue. Plusieurs mamans craignent de ne pas en produire assez. Il s'agit même, selon une étude de Statistique Canada, de la principale raison invoquée par les mères qui cessent d'allaiter au cours du premier mois. Comme leur bébé boit souvent, elles croient qu'elles n'ont pas assez de lait pour le contenter. Or, un nouveau-né tète de 8 à 12 fois par jour. Et ces tétées fréquentes sont justement essentielles pour établir la lactation. Si bébé grossit et mouille six à huit couches par jour, tout va bien. «J'allaitais mon fils toutes les heures, et il ne semblait pas rassasié, dit Myriam. J'étais découragée.» Ce problème, assez fréquent, est souvent l'indice que le bébé ne prend pas le sein correctement. Comme l'explique le pédiatre torontois Jack Newman, une sommité en allaitement, «une mauvaise prise du sein, c'est comme donner au bébé un biberon avec une tétine dont le trou est trop petit; le biberon est plein de lait, mais le bébé n'en prendra pas beaucoup.» Pour que la succion soit efficace, la bouche du bébé doit couvrir au moins 2 cm de l'aréole. S'il ne tète que le bout du mamelon, il ne boit pas. En moyenne, il peut s'écouler entre deux et six semaines avant que l'allaitement soit «placé» et agréable.
Après la naissance Dans les secondes suivant la naissance, on tient notre nouveau-né tout contre nous, de préférence peau à peau. Cela renforcera son instinct de téter. «On ne lui met pas le mamelon de force dans la bouche, on laisse les choses aller, conseille Anne Hébert. Tout doucement, le bébé se mettra à chercher, son menton touchera le sein, il essaiera de lécher, puis il ouvrira grand la bouche et saisira le sein.» Pour l'aider, on peut exprimer un peu de colostrum, qui a le même goût et la même odeur que le liquide amniotique.
Et si on a eu un accouchement difficile, une césarienne, un bébé prématuré? «Encore une fois, le contact peau à peau est à privilégier, mais la maman doit être un peu plus patiente, explique la Dre Dionne. Le bébé peut avoir besoin d'un peu plus de temps avant de téter pour la première fois. Mais les difficultés sont rarement insurmontables.»
À l'hôpital, la cohabitation, désormais courante, est un autre facteur qui favorise l'allaitement. Ainsi, quand notre poupon commence à se réveiller pour une tétée (yeux qui remuent sous les paupières, mouvements, grognements, bruits de succion, etc.), on émerge du sommeil tout doucement. La DreDionne ne recommande pas de réveiller le nourrisson la nuit pour le nourrir, sauf s'il est prématuré ou s'il ne prend pas suffisamment de poids (dans ce cas, on demande l'avis du pédiatre). Mieux vaut allaiter à la demande, sans horaire fixe. On tient à allaiter, mais on souhaite donner un biberon à l'occasion? Avant d'introduire le biberon, on attend que bébé ait bien appris à téter, soit 4 à 6 semaines. Sinon, on risque de compromettre l'allaitement, car les bébés ont tendance à adopter la méthode qui leur fournit du lait le plus rapidement et le plus facilement...
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