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NOUVELLE
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Mon Noël à moi
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Les Noëls se suivent, mais ne se ressemblent pas! Alors, cette année, quelle que soit notre situation, on prend les moyens pour célébrer dans la joie.
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Par Annie Richer
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En famille extra-large Andrée, 38 ans, est la cadette d'une famille de 9 enfants! Avec les conjoints, les enfants et les petits-enfants, on parle d'un joli groupe d'une cinquantaine de personnes! «Quand mes parents vivaient encore dans leur maison, il y a plus de 15 ans, on réveillonnait chez eux, se souvient Andrée. On soupait, on allait à la messe de minuit, puis on ouvrait les cadeaux, on sortait le buffet et on fêtait jusqu'à deux heures du matin! Lorsque mes parents sont partis en centre d'accueil, les enfants se sont mis à recevoir à tour de rôle en essayant de préserver ce rituel. Ainsi, chaque année, on reproduit invariablement les recettes de notre mère. »
«Une des difficultés qui se posent avec les années, c'est l'élargissement de la famille. Les enfants ont des enfants, qui ont des conjoints, puis des enfants. La grosse famille devient encore plus grosse!» raconte Suzanne, une des soeurs d'Andrée. Solution: on fête Noël en deux temps. «Chacun de mes frères et soeurs reçoit d'abord ses enfants à souper chez lui et procède alors à la distribution des cadeaux. Je fais de même avec les miens, puis, vers 20 h, toute la famille vient nous rejoindre. On fait la fête et, vers minuit, on mange un petit buffet auquel tous ont contribué.» On s'évite ainsi un déballage de cadeaux interminable (et potentiellement difficile pour les enfants si on ne partage pas les mêmes valeurs à ce sujet) et l'organisation d'un repas qui demanderait plusieurs jours de préparation. «Après tout, l'essentiel, c'est d'être ensemble!» lance Suzanne. Conseils d'amie ... pour maximiser l'espace. On utilise les pièces de la maison pour créer différentes aires et répartir le bruit! Dans une chambre, on installe des jouets et un téléviseur avec des films pour les enfants; dans une autre, on fait un coin dodo pour les plus petits; au sous-sol, on aménage une piste de danse pour les ados; au salon, une table pour les joueurs de cartes et une autre pour les mordus de Monopoly, etc. ... pour simplifier les repas. C'est la première fois qu'on reçoit la famiglia? On choisit des plats qui se congèlent et on commence à cuisiner un mois d'avance. Le deuxième samedi de novembre, on fait des tourtières. Le samedi suivant, un énorme ragoût de boulettes, etc. Le jour du réveillon, non seulement la tâche sera moins considérable, mais on sera plus relaxe et en forme pour la soirée! ... pour mieux connaître tante Ginette, qu'on voit une fois l'an. On veut briser la glace avec les membres de notre famille qu'on ne voit pas souvent? On demande à chacun d'apporter sa photo marquante de l'année. En arrivant, tous iront l'installer sur un panneau prévu à cet effet en indiquant leur nom en dessous. Non seulement les gens sauront qui aller consulter pour connaître l'histoire derrière le cliché, mais ce sera l'occasion de se mettre à jour dans les nouvelles de chacun. ... pour être une hôtesse (moins) parfaite. Afin que l'hôtesse puisse profiter elle aussi des célébrations de Noël, pourquoi ne pas faire participer tout le monde en confiant à chacun, dès son arrivée, une tâche pour la soirée? Dans un grand chapeau, chacun pige un petit billet indiquant la besogne qui l'attend. Michel devra veiller à ce que chacun ait à boire, Carole devra débarrasser les couverts après le premier service, etc. Non seulement tous seront ravis de contribuer, mais cela créera des contacts entre les invités. Les timides apprécieront à coup sûr! ... pour gâter un grand groupe à petit prix. Des bulles! On choisit un cava (mousseux espagnol) affichant un bon rapport qualité-prix: le Segura Viudas Brut Reserva (13,10 $) permettra à toute la famille de trinquer sans qu'on se ruine! Des truffes maison à offrir en cadeau à nos invités (donne environ 35 truffes).
Conseils de psy Attention, les fêtes, ce n'est pas une thérapie familiale! «On s'enquiert les uns des autres, mais ce n'est surtout pas le moment de régler des chicanes. Si on tient à avoir une discussion sérieuse avec quelqu'un, on prend rendez-vous pour plus tard», recommande Jocelyne Bounader. Plus la famille est nombreuse, moins on connaîtra tout le monde. On ne se fait pas d'illusions: il est pratiquement impossible de développer des liens chaleureux avec des individus qu'on ne voit qu'une fois l'an. On essaie donc de côtoyer ceux avec qui on se sent bien. «Si on se trouve confrontée à nos beaux-frères racistes et qu'on n'a pas l'intention de développer une relation avec eux, ça ne sert à rien d'investir de l'énergie et d'argumenter. On exprime notre désaccord et on s'éloigne, tout simplement. Ils vont peut-être rire, mais au moins, on aura le sentiment d'avoir exprimé notre point de vue», propose la psychologue. Si on est timide, pas besoin de forcer la note et de jouer un rôle qui ne correspond pas à notre personnalité. On peut simplement se joindre à un cercle, écouter la conversation et poser des questions. Jouer à des jeux, s'occuper des enfants, être dans l'action aide également. «Être affairé permet de se concentrer sur la tâche plutôt que sur la perception que les autres ont de nous. Ça aide à diminuer le stress», explique Jocelyne Bounader. On fait donc notre bout de chemin, mais on laisse les autres faire le leur aussi. Si, malgré nos efforts, le groupe ne fait rien pour nous inclure, on n'y peut rien.
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