12 stratégies pour des soupers en famille réussis 1. On adapte nos horaires. Le retentissant «À table!» ne résonne pas qu'à 18 h pile. On adapte nos repas en famille selon les disponibilités de chacun. Le lundi à 16 h 45 et le vendredi à 19 h, pourquoi pas? Certaines familles établissent ensemble, le dimanche soir, l'horaire des soupers de la semaine.
2. On planifie les menus à l'avance. En évitant le stress du fameux «Qu'est-ce qu'on mange?», l'heure du souper sera plus sereine et le repas, prêt plus rapidement, ce qui importe particulièrement quand on a de jeunes affamés.
3. On prévoit des collations, au besoin. Si on dîne tôt, si les enfants ont faim dès 16 h 30, si la famille ne peut se réunir avant 19 h, il peut être nécessaire de prévoir une bonne collation pour éviter que la famine ne mine l'atmosphère et ne rende le souper de famille impossible.
4. On limite le bruit ambiant. Le climat n'en deviendre que plus propice à la conversation. On éteint la télé, on reporte l'écoute des infos à 22h. Même chose pour les jeux vidéo et la radio. On limite les conversations téléphoniques. On prend le message et on rappelle plus tard.
5. On choisit des sujets de conversation harmonieux. La table ne doit pas être un champ de mines. On évite les reproches sur les devoirs non faits, les interrogatoires gênants, la monopolisation de la parole par un seul individu et les sujets lourds ou propices à des discussions houleuses. On préfère les conversations tranquilles et on s'assure que tous puissent s'exprimer librement.
6. On insiste modérément sur les bonnes manières... On profite du souper en famille pour inculquer aux enfants quelques bonnes manières à table (on ne mange pas avec les doigts, on demande avant sortir de table, on n'interrompt pas, etc.), mais il ne doit pas devenir un cours de bienséance. «Si les règles sont trop strictes, les repas deviennent désagréables. Il faut se demander si tous nos règlements sont vraiment si importants et les remanier au besoin», suggère Nadia Gagnier.
7. ... mais on exige le respect. «On ne tolère pas de commentaires comme: "C'est pas mangeable!" ou: "Je ne sais pas comment vous faites pour manger ça!" On inculque le respect autant pour les aliments que pour la personne qui a préparé le repas», précise Marie Marquis.
8. On ne s'éternise pas. Passer du bon temps en famille ne veut pas obligatoirement dire «long souper interminable». Une vingtaine de minutes suffit pour les soirs occupés.
9. On laisse tomber les cours de nutrition. Au souper, on prend de bonnes habitudes alimentaires, mais pas question d'assommer les enfants avec des notions nutritionnelles.
10. On cuisine ensemble. Même les tout-petits peuvent accomplir certaines tâches. Avec les ados, pourquoi ne pas créer un repas collectif: chacun prépare la portion du souper de son choix!
11. On profite du moment de la vaisselle. Laver, essuyer et ranger la vaisselle permet d'aborder des sujets de conversation plus «gênants». Cette tâche moins «les yeux dans les yeux» est davantage propice aux confidences. «Même si le parent est surpris par les propos soulevés, l'enfant ne verra pas son regard, et on discute plus facilement de certains sujets», a remarqué Marie Marquis.
12. De temps en temps, on fait un souper qui sort de l'ordinaire. On s'invente de nouveaux rituels, on fait des soupers à thème, on change le décor (pique-nique, resto), on se la joue chic (vaisselle des grands jours, serviettes de table et chandelles), bref, on n'hésite pas à sortir de la routine pour faire du souper familial un moment vraiment spécial.
Pour en savoir plus À table en famille!, par Marie Breton et Isabelle Émond, Flammarion Québec, 2006, 190p., 29,95$. Casseroles, amour et crises - Ce que cuisiner veut dire, par Jean-Claude Kaufmann, Armand Colin, 2005, 256p., 34,95$.
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