Ils vivent la garde partagée de leurs enfants
Les enfants d'abord! «L'expérience est assez facile chez nous, surtout parce que mon rapport avec mon ex est assez harmonieux. On était d'accord sur le fait que nous soyons avant tout des parents. Ça marche bien parce qu'on échange dans le respect et que les besoins des enfants passent en premier. Le secret est là!» Josée, 40 ans, mère de deux adolescents de 12 et 13 ans.
Des difficultés qui pèsent lourd «La principale difficulté au départ était d'ordre "technique", c'est-à-dire le transport de la valise et des jouets. On a donc convenu que son père et moi aurions chacun une garde-robe et des jouets pour Émilie. Solution qui est devenue un problème. Les vêtements fournis par papa ne sont pas ceux que maman aurait choisis, et vice versa! Avec le temps, il devient de plus en plus évident pour moi que la garde partagée n'est pas la meilleure solution lorsque les parents ont des modes de vie aussi diamétralement opposés que les nôtres.» Véronique, 34 ans, mère d'une fillette de neuf ans.
Ne pas s'ingérer dans la vie de l'autre «Dans notre cas, la garde partagée marche bien. Avec le temps, j'ai quand même demandé que les changements de résidence se fassent les lundis et non les vendredis ou les dimanches, car je trouvais ça épuisant pour tout le monde. Pour moi, la clef de la réussite est de se respecter, de se faire confiance et de faire confiance à l'autre. Et, surtout, ne pas s'ingérer dans la vie de l'ex.» Roch, 50 ans, papa d'un garçon de neuf ans.
On adopte une même ligne de conduite «J'ai la chance que ça se passe dans une totale collaboration. On tente d'avoir la même ligne de conduite: l'heure du dodo, la quantité de bonbons autorisée, le temps alloué à jouer sur l'ordinateur... Si notre fils doit consulter un spécialiste, on décide ensemble qui il rencontrera, on paie moitié-moitié pour les activités parascolaires et, quand on doit donner une punition, celle-ci est appliquée aux deux domiciles.» Céline, 35 ans, maman d'un garçon de cinq ans.
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