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Conseils d'experts
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Chantal Dauray, conseillère en célébrations
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Auteure du livre Réinventez vos cérémonies, fêtes et rituels! et du site NosRituels.com
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L’une de mes collègues vient de perdre sa mère. Je ne sais pas trop comment lui transmettre mes condoléances. Quoi dire exactement? Comment l’aider à traverser ce moment difficile?
- Sophie T. |
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Dans cette chronique, je traite souvent des fêtes, cérémonies et autres rassemblements heureux. Or, la mort fait aussi partie de la vie. C’est un moment fort qui fait l’objet de nombreux rituels, par ailleurs en pleine redéfinition. Ce qui ne change pas, c’est le réconfort qu’on peut apporter à nos proches endeuillés, par quelques mots et gestes bien sentis. Je profite de votre question pour demander des conseils généraux à Suzanne Pinard, l’auteure du livre De l’autre côté des larmes (Éditions de Mortagne).
Les mots pour le dire... au salon funéraire. Si on connaît peu les proches ou qu’ils sont âgés, on peut tout simplement dire «Mes sympathies» ou «Mes condoléances». À des gens plus près, on peut dire «Je suis avec vous» ou encore «Je viens te dire mon amitié», une formule touchante. Les mots du cœur sont les meilleurs. Évitons d’employer l’expression «Je vous souhaite mes condoléances». Aux proches qui se tiennent près du cercueil ou de l’urne, on tend la main, en mentionnant notre lien avec la personne décédée. Si on a connu cette personne, on peut raconter une anecdote, une qualité qu’on lui attribuait ou ce qu’on a appris d’elle. Bref, tout ce qui permet de reconstituer l’histoire de sa vie. On surveille l’avis de décès paru dans les quotidiens ou sur le site Internet de la maison funéraire pour connaître les détails concernant l’exposition et les funérailles. Si on préconise toujours une tenue sobre, le noir n’est plus un impératif. Et les enfants? Suzanne Pinard recommande de les amener au salon funéraire, à moins qu’ils ne soient très mal à l’aise. En général, ils n’ont pas peur de la mort, dit-elle. On leur dit la vérité, simplement. Si des enfants sont en deuil, on leur présente également nos sympathies, en leur parlant de leur mère ou de leur grand-père si on l’a connu(e). Participer aux hommages, si c’est prévu dans la cérémonie, qu’on était proche de la personne décédée et qu’on s’en sent la force. Prenons le temps d’écrire un petit texte, dont on remettra une copie à l’organisateur des funérailles, au cas où l’émotion prendrait le dessus. Envoyer une carte. Si on ne peut aller au salon funéraire, une carte apporte tout de même du réconfort. Choisissons-en une qui illustre un symbole d’espoir, qui évoque l’esprit de la personne ou qui est reliée au métier qu’elle exerçait. Si on a une photo inédite du défunt, ajoutons-la à la carte, en mentionnant les circonstances dans lesquelles cette photo a été prise. Offrir du temps... pour parler. Dans notre carte, on inscrit que notre coeur et nos oreilles sont ouverts au besoin, pour briser la solitude souvent ressentie après le tourbillon des funérailles. Petits gestes réconfort. En plus des fleurs, on peut aussi envoyer une plante (que les proches conserveront en souvenir), un panier de fruits et de noix ou une boîte de chocolats (pour le réconfort et l’énergie) ou contribuer à un don in memoriam, pour soutenir une cause qu’appuyait le défunt. Offrons un disque de musique apaisante ou un livre, comme ce magnifique Jamais de la vie, écrits et images sur les pertes et les deuils (collectif, Éditions du Passage), les réconfortants Grandir: aimer, perdre et grandir (Jean Monbourquette, Novalis) et, bien sûr, De l’autre côté des larmes. Si on habite près de la personne endeuillée, apportons-lui des petits plats maison. Elle n’aura sans doute pas le cœur à cuisiner. Être là... après. On passe un petit coup de fil de temps à autre ou on envoie une carte lors de l’anniversaire de naissance ou de décès, la fête des Mères ou des Pères, Noël ou Pâques.
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