Même si elle est moins taboue que par le passé, la violence conjugale demeure un sujet délicat. Pourtant, elle concerne tout le monde.
Par Mylen Vigneault
Thérapies pour hommes violents? Un des grands espoirs des victimes, lorsqu'elles commencent à se dire que le problème ne vient pas nécessairement d'elles, est que les thérapies peuvent changer l'autre. Dans les faits, certains hommes violents peuvent changer. Encore faut-il qu'ils décident par eux-mêmes de suivre la dite thérapie et qu'ils ne le fassent pas pour s'éviter d'éventuelles conséquences judiciaires. De plus, dans une forte proportion, l'homme qui cesse d'être violent physiquement suite à une thérapie, augmentera la violence verbale et psychologique dans les six mois suivants. Enfin, 50 % des hommes violents abandonnent leur thérapie avant la fin...
Il vaudrait peut-être mieux alors, pour la victime, songer à aller chercher des ressources pour elle au lieu d'en chercher pour l'autre...
Ressources pour les victimes Même si les victimes se pensent souvent très seules et dépourvues, il existe un réseau pour elles. Dans chaque région du Québec, il y a des ressources pour les aider sans les juger. Si vous êtes victime de violence, vous pouvez recevoir du soutien, et ce, en toute confidentialité, que vous soyez prête ou non à quitter votre conjoint. Vingt-quatre heures par jour, il est possible de parler à un intervenant de S.O.S Violence conjugale (1 800 363-9010).
Les CLSC offrent également du soutien et des thérapies. Vous pouvez vous présenter sans rendez-vous à l'accueil et demander à rencontrer un travailleur social.
Si vous vous sentez prête à quitter votre milieu de violence, de nombreux centres d'hébergement peuvent vous accueillir. Les ressources ci-dessus vous orienteront vers le centre le plus près de chez vous.
Pas encore prête à en parler de vive voix? De nombreux sites et forums de discussion sont accessibles via Internet, dont: