|
|
|
NOUVELLE
|
 |
|
|
|
|
|
|
Violence conjugale: mieux la cerner
|
 |
|
Même si elle est moins taboue que par le passé, la violence conjugale demeure un sujet délicat. Pourtant, elle concerne tout le monde.
|
|
|
Par Mylen Vigneault
|
|
|
|
 |
Conséquences de la violence conjugale Les victimes de violence conjugale subissent de multiples conséquences. Blessures physiques et psychologiques, problèmes de santé chroniques, syndrome de stress post-traumatique, isolement social, perte d'emploi, fuite dans l'alcool et les drogues et... mortalité.
Les enfants dans tout ça? Les enfants témoins de violence conjugale ont souvent des troubles comportementaux et affectifs similaires à ceux qui ont eux-mêmes subi des sévices physiques. Stress post-traumatique, cauchemars, agressivité, isolement, envies suicidaires, reproduction du comportement de l'agresseur ou de la victime, décrochage scolaire, difficultés d'apprentissage, fuites dans les psychotropes etc. et ils risquent aussi d'être blessés physiquement.
Le parent victime de violence se rassure donc faussement lorsqu'il se dit que «les enfants, au moins, ne sont pas violentés». Ils le sont, par ricochet (et probablement le sont-ils de toute façon verbalement, psychologiquement, etc.).
Pourquoi les victimes restent-elles? La question spontanée de la majorité des gens lorsqu'on parle de violence conjugale: «Mais pourquoi restent-elles là-bas?» Certains se diront même que ce n'est «pas si pire que ça» si elles continuent à endurer. D'autres iront jusqu'à dire «qu'elles aiment ça», ou alors que les victimes ne sont pas réellement des victimes... Les victimes elles-mêmes ont souvent du mal à exprimer le pourquoi de la chose.
Pour tenter de comprendre le processus complexe qui garde la victime dans une relation malsaine et dangereuse, il est bon de se pencher sur le cycle de la violence. Gardons aussi en tête que la majorité des relations amoureuses commencent sur un petit nuage rose. Dans une relation violente, à plus ou moins court terme, arrive le fameux cycle qui, telle une roue, revient toujours à son point de départ. Sommairement, il se définit ainsi: 1- Une période de tension, que l'homme violent, par des paroles ou ses attitudes, impute à sa conjointe. Celle-ci «marche sur des oeufs», craignant toujours de gaffer. 2- La crise, le passage à l'acte. On dit souvent - et faussement - que l'agresseur «perd les pédales». 3- La justification. L'homme trouve des raisons à ses gestes violents... des raisons qui rendent sa conjointe responsable... 4- La lune de miel. Plein de remords, monsieur s'excuse, dorlote, offre des cadeaux. Madame retrouve son prince du début de relation et se met à espérer que c'est pour de bon.
La roue tourne. Les tensions se réinstallent, la victime a de moins en moins d'estime personnelle, elle est de plus en plus isolée, éreintée, souvent appauvrie. De plus, bon nombre de personnes ont du mal à s'accepter comme victimes. Alors qu'on admet facilement avoir été victime d'un accident de la route, il en est autrement quand il s'agit de vie conjugale. Aussi, le mythe voulant que la violence soit une perte de contrôle alors qu'elle est en fait une prise de contrôle persiste chez plusieurs. Tout cela est très étourdissant quand on est «en plein dedans». C'est un autre cercle, celui de l'impuissance. La femme est consciente qu'il faut trouver une solution, mais la culpabilité et la honte peuvent l'empêcher de demander de l'aide adéquate.
|
 |
|
|
 |
|
|
|
|
|
autres articles |
|
|
|
|
|
|
Recevez GRATUITEMENT le numéro spécial "Coup de Pouce/Parents Enfants". CLIQUEZ ICI!
Sites partenaires
|
|
|