Depuis quelque temps, la santé de notre mère vacille. Est-il temps d'envisager une résidence pour personnes âgées? Inventaire des démarches.
Par Chantal Dauray
On communique d'abord avec le CLSC de notre région pour une évaluation Une travailleuse sociale déterminera si le maintien à domicile est envisageable, selon le degré de perte d'autonomie qu'a subi notre mère. À l'aide d'une grille d'évaluation, cette professionnelle établira le portrait de la situation, en sollicitant la participation de notre mère et des membres de la famille. Elle pourra demander l'avis d'autres professionnels de la santé afin de compléter l'évaluation (médecin, physiothérapeute, ergothérapeute, etc.).
Si le maintien à domicile est possible, la travailleuse sociale précisera le type d'aide dont maman pourrait avoir besoin: soins médicaux, préparation des repas, courses, entretien des vêtements ou entretien ménager. Elle discutera avec les membres de la famille afin de connaître l'implication potentielle de chacun.
Bien sûr, cette délicate situation peut créer des remous et des tensions familiales. Certaines personnes peuvent avoir l'impression que la responsabilité leur pèse davantage et que leurs frères et soeurs n'assument pas leur juste part. La travailleuse sociale peut suggérer des ressources pour donner du répit aux membres de la famille. Cela dit, il se peut que l'on ait à convaincre notre mère de laisser une personne étrangère entrer dans sa maison pour vaquer à certaines tâches.
Et si le maintien à domicile est impossible? Ce ne sont pas tous les enfants adultes qui peuvent accueillir leur mère sous leur toit, que ce soit par manque de temps, d'espace ou toute autre raison. Les femmes sont souvent prises en sandwich entre les nombreux besoins de leurs adolescents et de leurs parents vieillissants. La décision de trouver un foyer pour maman peut être déchirante et entraîner des sentiments de culpabilité. Mais, parfois, nous n'avons pas d'autre choix.