Certains couples se donnent une seconde chance d'être heureux ensemble. Pourquoi le font-ils? Quelles sont leurs chances de succès? Les conseils d'experts… et quatre témoignages.
Par Marianne Thornton
Pour réussir cette seconde vie à deux 1. On doit reprendre par amour. De mauvaises raisons de reprendre: le faire faute de mieux, par insécurité, par peur de la solitude, dans l'intérêt des enfants ou par sentiment de culpabilité face à l'autre.
2. L'engagement doit être mutuel.
3. S'accepter tels qu'on est. «Il est important de dire clairement à l'autre ce qu'on est devenu pour ne pas répéter les erreurs d'autrefois», prévient Pauline St-Jacques-Levac. Si, malgré notre bonne volonté, on ne parvient pas à surmonter seuls nos difficultés conjugales, on peut faire le tour de la question avec un psychologue ou un psychothérapeute conjugal.
4. Être prête à pardonner. Le ressentiment non digéré qu'on lance au visage de l'autre à la première dispute est un puissant facteur d'échec.
5. S'accorder du temps avant de reprendre la vie commune. «Une période de fréquentation est nécessaire pour se protéger d'un deuxième échec, affirme Michel Huard. Les ex-conjoints ne doivent pas aller trop vite. Il est important de réapprendre l'autre et, surtout, sur d'autres bases.»
Et si c'était de nouveau l'échec? Vivre un deuxième échec amoureux avec le même partenaire se révèle souvent difficile. «Cela vient intensifier nos sentiments d'impuissance et de dévalorisation», souligne la psychothérapeute conjugale et familiale Sheryl Gaudet. Mais c'est notre marmaille qui risque le plus d'écoper: le rêve de voir ses parents vivre sous le même toit s'envole pour de bon. Les enfants ressentent, par conséquent, un plus grand sentiment d'insécurité. Il est également possible que nos proches soient moins empathiques à notre cause et on risque d'entendre des remarques du genre: «Je te l'avais bien dit!» «Les enfants, la famille et les amis, commente le psychologue Michel Huard, ont bien sûr besoin d'une période d'adaptation, mais finalement, ils réagissent à ce qu'on leur communique, que ce soit de l'enthousiasme ou de l'inquiétude.»
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