5. Je gère seule le budget En couple depuis plusieurs années, Cynthia et Martin n'ont jamais planifié un budget ensemble. C'est Cynthia qui règle les comptes chaque mois, une responsabilité qu'elle commence à trouver lourde, car Martin ne s'implique jamais dans ce domaine. Pourquoi fait-on cette erreur? Dans un couple, il y a souvent une personne pour qui la gestion budgétaire est plus facile, tandis que l'autre est meilleur pour planifier les loisirs, par exemple. Une dynamique peut s'installer où, consciemment ou non, l'un des partenaires prend le contrôle de la bourse alors que l'autre se décharge de cette responsabilité. Ses conséquences: «Cela peut engendrer du ressentiment des deux côtés», croit Pierre Faubert. Le conjoint passif sent qu'il n'a aucun contrôle sur les finances, et celui qui est plus actif a l'impression que toute la responsabilité repose sur ses épaules. Comment l'éviter: Mettre les choses au clair et établir qui fait quoi. «L'un est meilleur avec les chiffres? Il peut bien, dans ce cas, gérer le gros des finances. À condition que cela convienne à l'autre, qui assumera d'autres responsabilités dans le couple», dit Pierre Faubert. L'important, c'est que, si la gestion incombe davantage à l'un, la prise de décisions demeure partagée.
6. On ne s'entend pas sur la façon d'éduquer les enfants en ce qui concerne l'argent Mathilde et Charles ont deux enfants de 15 et 17 ans. Charles les encourage à travailler et leur verse une petite allocation, mais Mathilde cède souvent à leurs demandes en matière de consommation. Cela dérange Charles, qui estime qu'ils doivent se responsabiliser par rapport à l'argent. Pourquoi fait-on cette erreur? «Les parents, les mères surtout, ont l'impression qu'ils doivent tout donner à leurs enfants, même quand ceux-ci grandissent. Ils ne remettent pas leur rôle en question», dit la psychologue Denise Corriveau. Notre façon d'être avec nos jeunes est par ailleurs reliée à notre propre adolescence: ainsi, si on a été choyée par nos parents, on sera plus encline à gâter nos enfants. De la même façon, notre rapport à l'argent est lié au comportement financier de nos parents lorsqu'on était enfant, selon Pierre Faubert. Si l'expérience des deux conjoints est différente, la façon d'agir avec les sous risque de l'être aussi. Ses conséquences: L'argent, tout comme l'éducation des enfants, constitue un sujet potentiel de discorde. Alors, lorsque les deux thèmes se superposent... Ce n'est plus seulement la gestion des sous qui est en cause, mais aussi les valeurs qu'on souhaite transmettre à notre progéniture. «En cédant aux caprices de leurs enfants, non seulement les parents s'en mettent plus sur les épaules, mais ils empêchent leurs jeunes d'apprendre la valeur de l'argent et du temps passé à le gagner», souligne Denise Corriveau. Pour l'éviter: On établit ensemble des règles familiales pour la gestion de l'argent destiné aux enfants. Par exemple, qu'est-ce qu'on leur paie, et jusqu'à quel âge? Dans le cas d'une grosse dépense, notre ado doit-il en assumer une partie? On pense également à comment nos propres parents ont agi avec nous et on en discute avec notre conjoint. «Dès que les enfants raisonnent, autour de 10 ans, on leur enseigne aussi que l'argent se gagne», recommande Lison Chèvrefils.
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