Plus facile pour une femme? On entend souvent dire que les femmes s'accommodent plus facilement de l'abstinence que les hommes. Ce que l'on sait, c'est qu'en général, les hommes auraient davantage de pulsions sexuelles à cause de leur taux de testostérones. En revanche, les femmes seraient moins portées qu'eux à parler de leurs manques sexuels.
Réalité physique ou éducationnelle, donc? Une question quasi impossible à trancher. Une chose est sûre: le fait de subir, en l'occurrence l'abstinence, constitue un état inconfortable et comporte une certaine souffrance, et ce tant pour les femmes que pour les hommes. La solution se trouverait-elle donc chez le premier homme rencontré et disposé à se mettre au lit avec nous? «Jamais, je ne préconiserai de coucher à tout prix avec quelqu'un, affirme la sexologue Josée Leboeuf. Les gens doivent se sentir libres de le faire ou pas. Tant qu'il y a un choix - le faire ou non - et que la personne est en accord avec son choix, ça va.» Le célibat de Cinthia a connu des épisodes... sexuellement fastes! «J'ai consommé des hommes comme du fast-food, admet-elle. Au début, c'était OK, mais après un certain temps, je n'étais plus bien avec moi-même.» L'aspect affectif manquant à ses aventures, ces dernières n'arrivaient plus à «nourrir» la jeune femme.
Et le positif dans tout ça? Au coeur de ce «passage obligé», tout n'est pas que noir, au contraire! Pour Josée Leboeuf, cette période d'abstinence peut s'avérer une excellente occasion de prendre soin de soi. Comment? En dressant d'abord notre bilan personnel: qu'attendons-nous de la vie? Quels sont les patterns qu'on souhaite briser? Que voulons-nous de notre prochaine relation amoureuse?
C'est aussi une occasion rêvée pour apprivoiser son corps... et se faire l'amour à soi-même! En effet, lorsqu'elles sont en couple, plusieurs femmes ont tendance à prioriser les désirs de leur partenaire avant les leurs. Célibataires, la masturbation les amène à mieux connaître leur corps et, par la suite, à mieux revendiquer leurs besoins auprès d'un partenaire. «Me donner plus souvent du plaisir en solo m'a permis d'éprouver des sensations jusqu'alors inconnues pour moi, révèle Cinthia. Quand, plus tard, j'ai rencontré mon amoureux, il n'était pas question que je ne les ressente plus!»
Enfin, le célibat nous donne la liberté de penser davantage à nous. On en profite pour suivre les cours qui nous font envie, pour faire du sport, voir des spectacles, etc. Et pourquoi pas une visite au sex-shop? On préserve un réseau social également: amis, famille et enfants, si on en a, peuvent nous apporter beaucoup sur le plan affectif. Bref, on jouit de l'existence du mieux que l'on peut!
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