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9 idées toxiques à balayer de sa tête
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C'est le temps ou jamais de faire un grand ménage et c'est dans notre tête qu'on le fait! On se déleste des vieilles idées nocives, attitudes hostiles ou pensées toxiques qu'on traîne depuis trop longtemps. Vivement la légèreté!
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Par Suzanne Décarie
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Avant de balayer les traîneries mentales qui nous encombrent la tête et le coeur, il faut se demander pourquoi on les trimballe encore. «Les pensées nuisibles et négatives viennent souvent de blessures de l'enfance», constate la psychologue Louise Descôteaux. On s'est sentie, humiliée, ridiculisée, mal aimée. On en porte des séquelles, qui s'estompent parfois au fil du temps, mais qui peuvent aussi nous importuner longtemps. Jusqu'à ce qu'on en décide autrement. En effet, «pour introduire le changement, il suffit souvent de vouloir vraiment que les choses changent», note la psychologue.
Sheryl Gaudet, psychothérapeute familiale et conjugale, croit que ces traîneries font partie de vieux schèmes qu'on a intégrés. «Ce sont comme des vieilles cassettes enregistrées par nos parents, nos profs ou la société qui se mettent à jouer toutes seules, nous dictant certaines pensées, attitudes ou comportements.» Pensées tordues ou croyances fausses, ces vieilleries prennent de la place et nous déstabilisent sur le plan émotif, ajoute-t-elle. «Il faut savoir les reconnaître, car non seulement elles nous gâchent la vie à court terme, mais elles peuvent nous mener à la dépression.»
Prête pour un ménage qui libère le coeur? On sort le balai pour faire de la place. Pour nous inspirer, voici 10 traîneries à balayer.
1. Ce rêve qu'on ne réalisera jamais On porte toutes de ces rêves qui nous pèsent à mesure qu'on comprend qu'on ne les réalisera jamais. «Depuis très longtemps, je rêve de partir quelques années avec mon mari faire du bénévolat en Afrique. Mais je sais que je ne le ferai pas. Je serais incapable de ne pas voir les enfants pendant tout ce temps», confesse Lyne, qui rumine encore ce rêve qui l'empêche d'être «parfaitement zen», dit-elle.
«On se débarrasse d'un rêve soit en le réalisant, soit en le remplaçant», souligne Louise Descôteaux. Impossible de le concrétiser? On peut d'abord s'interroger sur le sens de ce rêve: est-ce vraiment un projet qui nous tenait à coeur, ou était-ce une façon pour nous de fuir le quotidien quand il devenait trop lourd (rêver de déménager sur une île des Caraïbes quand le boulot devient trop stressant, par exemple)? Si c'était un moyen d'évasion, on peut réfléchir à ce qui cloche dans notre vie et trouver des solutions à ce problème précis. Si notre rêve représentait des valeurs importantes pour nous (probablement la solidarité et le courage dans le cas de Lyne), on peut choisir de les cultiver autrement: ainsi, Lyne pourrait s'engager dans un travail bénévole, suggère Louise Descoteaux. Enfin, une fois le deuil du vieux rêve fait, rien ne nous empêche de nous en trouver un tout neuf, plus conforme à ce qu'on est et à notre réalité. Par exemple, en partant de nos loisirs préférés ou d'une valeur qu'on n'exploite pas suffisamment à notre goût dans notre vie de tous les jours, comme la créativité ou l'ouverture sur le monde.
2. Maudite culpabilité «Huit ans après sa mort, je culpabilise encore de ne pas avoir découvert plus tôt que maman souffrait de la maladie d'Alzheimer, avoue Jeanne. Après coup, les premiers signes me sont apparus évidents, mais pas sur le moment. Elle a dû se sentir tellement mal. On aurait pu prendre les choses en main plus vite pour l'aider.»
«Oui, mais justement, Jeanne ne le savait pas. Il faut qu'elle se pardonne et qu'elle ne prenne pas sur ses épaules ce qui ne lui appartient pas», note Sheryl Gaudet. «Les gens en deuil se reprochent souvent de ne pas avoir fait ci ou ça, de ne pas avoir dit ci ou ça, remarque Louise Descôteaux. Pour faire la paix - et ça vaut pour toutes les fois où on se sent coupable -, il faut se demander si on a fait notre possible dans le contexte.» C'est en se souvenant des conditions et des circonstances dans lesquelles les choses se sont déroulées qu'on arrive à se pardonner. On a fait notre possible? Alors, on jette, on respire et on passe à autre chose. Difficile? «On s'installe devant un miroir et on se demande, en se regardant bien dans les yeux, si on avait une mauvaise intention en posant tel ou tel geste, dans ce cas-ci, en ne voyant pas plus tôt les symptômes de la maladie. Oui? On plaide coupable, on cherche comment réparer sa faute (bénévolat à la société d'Alzheimer, don à une cause que chérissait notre mère), on répare, puis on se pardonne. Non? On se pardonne tout de suite», suggère la psychologue.
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