Fruit du pêcher, arbre originaire de Chine. Les Occidentaux auraient découvert la pêche (Prunus persica, Rosacées) en Perse lors de la conquête d'Alexandre le Grand. Ils crurent qu'elle venait de cette région où elle était très abondante et ils la nommèrent persica. Les Chinois cultivent la pêche depuis la haute Antiquité. Fascinés par la douceur et la saveur exquise de ce fruit, ils ont créé de nombreuses légendes et superstitions le concernant. Ils ont notamment attribué à la pêche le pouvoir de rendre immortel.
La pêche est proche parente de l'abricot, de l'amande, de la cerise et de la prune. Le pêcher peut mesurer de 5 à 8 m. Ses feuilles sont caduques et il produit de magnifiques fleurs roses qui poussent avant les feuilles au printemps. Il préfère les climats chauds mais certains hybrides supportent des conditions plus fraîches. Les plus grands producteurs de pêches sont l'Italie, les États-Unis, la Chine et la Grèce. La peau comestible de la pêche est plus ou moins mince, duveteuse et jaunâtre. Dans certaines variétés, elle est teintée de cramoisi et ce, même si la pêche n'est pas mûre. Cela n'est pas un indice de qualité, c'est une caractéristique génétique. La chair de la pêche est jaune ou blanc verdâtre. Les variétés à la chair blanche sont plus fragiles mais plus sucrées et plus juteuses. Elles occupent environ 30% du marché en France alors qu'en Amérique du Nord elles sont peu commercialisées.
La pêche possède une chair juteuse, sucrée et parfumée qui est plus ou moins ferme. Elle entoure un noyau ovale et ligneux qui mesure environ 3 cm de longueur. Ce noyau peut être adhérent (variété pavie), semi-adhérent ou libre. Il renferme une amande qui contient de l'acide cyanhydrique, une substance toxique. On peut consommer l'amande mais en petite quantité. Certaines variétés de pêches sont hâtives tandis que d'autres sont tardives.