Alors que nous étions au plus fort des retours d'appels pour confirmer la présence de nos invités, nous recevions de 10 à 15 coups de fil dans la même journée. Je jubilais! J'étais à ce point excitée que je prenais mes messages à distance du bureau pour savoir si de nouveaux convives s'étaient ajoutés. J'aurais voulu être branchée à mon répondeur 24 heures par jour tellement j'avais hâte de savoir qui serait des nôtres et qui ne pouvait pas. Quel plaisir d'écouter tous ces messages de nos familles et amis sur le répondeur! Les uns nous complimentaient pour le magnifique faire-part (comme quoi mes recherches ont valu la peine!), les autres nous remerciaient et nous confiaient l'émotion ressentie à la suite de l'invitation. Bref, tout le monde avait un petit mot gentil à notre attention! Une vague d'amour a déferlé sur nous par l'entremise de notre répondeur pendant cette période de trois semaines! Nous étions presque tristes que ça cesse.
À chacun sa place... mais laquelle? Puis, vint le moment de faire le plan de salle et d'assigner une place à tous ces gens. «Pfff! Rien de plus simple!» me dis-je. Eh oui, une fois de plus, ma trop grande assurance allait en prendre pour son rhume! D'abord, nos familles. Nous plaçons nos parents ensemble? Devrait-on plutôt les asseoir avec d'autres membres de la même famille et séparer nos deux familles? Sachant que nous ne voulons pas de table d'honneur, question de déroger un peu de la tradition, nous nous retrouvions tout de même avec un questionnement de taille. Devrait-on placer les cousins-cousines avec les oncles et tantes ou ne devrions-nous pas faire des tablées de jeunes et des tablées d'adultes comme dans les bons vieux Noël d'antan? Le stress monte, la tension s'installe et je me retrouve devant un beau casse-tête. Mon amoureux, qui n'aime pas se compliquer la vie, me regarde jongler avec les noms de nos invités afin de leur trouver une place. Il sourit: «Tu gardes ça simple, mon amour?» Tiens, ça me rappelle vaguement un certain concept de déco de salle! «Bien sûr, comme toujours, chéri!», lui dis-je mi-ironique, mi-paniquée.
Je fais un premier tour de piste et je regroupe nos amis les plus proches par huit. Puis, je trouve une place à chaque membre de nos familles. Ensuite, je révise: «Ah, non, pas lui avec elle, ils ne se parlent plus! Ouf! J'ai bien failli mettre ces deux-là ensemble alors qu'ils se sont disputés récemment... » Vous voyez le genre? Nicolas me sourit tendrement, il sait qu'il ne sert à rien de me dire quoi que ce soit. Je vais m'entêter jusqu'au moment où j'aurai enfin l'impression que tous nos invités seront au bon endroit et heureux d'y être. On peut appeler ce trait de caractère du perfectionnisme ou encore... de l'obstination! Mais, ma devise est: vaut mieux envisager toutes les possibilités et revenir à son choix de départ que d'y aller avec la première idée et regretter par la suite! Est-il nécessaire de mentionner que mon Nico trouve la devise plutôt ... boiteuse?!
Finalement, j'ai gardé ça simple... ou presque! Finalement, j'obtiens un tableau définitif qui me convient parfaitement. Maintenant, on doit passer aux étapes suivantes: les noms de tables, la présentation du plan de salle, etc. Bien évidement, je n'aurais pas pu me contenter de numéroter les tables et d'indiquer de manière cartésienne la place de chacun. Oh que non! Il a fallu que je me creuse le ciboulot! Séances de remue-méninges intensives avec mon conjoint, ainsi qu'avec tous ceux qui se risquaient à nous visiter, sachant que je frôle l'hystérie depuis que nous avons passé le cap du «moins un mois» avant le jour J! Mais le jeu en valait la chandelle puisque, finalement, j'adore mon concept. Sans entrer dans les détails (encore une fois pour ne pas vendre la mèche à nos invités), je dirais que nous jouons avec le thème de New York, là où nous nous sommes fiancés New York étant surnommé «Big Apple» ou la Grosse Pomme, le concept offre de multiples possibilités. Je n'en dis pas plus. Seulement que... me voilà comblée! De plus, j'ai écouté le sage conseil de mon amoureux et j'ai «gardé ça simple», ou presque...
C'est le bouquet! Avoir une idée de l'assignation des places avant de commencer: il est plus plus facile d'avoir quelques certitudes au départ pour ensuite greffer d'autres convives à ces groupes.
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