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Mardi, 7 octobre

Ce que j'aime de moi

On n'hésite jamais à dire ce que l'on aimerait changer sur soi. Des lectrices font l'apologie de ce qu'elles aiment d'elles-mêmes.

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Brigitte LeBlanc

Spécialiste en pédiatrie

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Bonjour,
Mon fils de 3 ans se réveille fréquement la nuit et ne nous laisse pas ressortir de sa chambre avant d'être totalement rendormi. Sinon, ce sont des cris et des pleurs à ne plus finir. Nous somme trop fatigués pour lui résister et le laisser pleurer jusqu'à ce qu'il se rendorme sans que nous soyons à côté de son lit (il ne d'endort pas dans nos bras). Il ne semble pas faire de cauchemars, ni avoir de frayeur particulière. Également, pas moyen de le faire aller sur le pot ou les toilettes, bien qu'il sache très bien ce qu'il fait dans sa couche, et qu'il soit très fier de lui les rares fois ou il fait ça comme un grand... On dirait qu'il étire le stade bébé tout en sachant très bien avoir un comportement de grand garçon la plupart du temps, surtout quand il y voit un avantage... Des suggestions?

Merci et bonne journée.
Premièrement, je tiens à remercier tous les parents qui ont pris la peine d’écrire, et ils sont nombreux. Chaque fois que se pose une difficulté qui demande à réfléchir ou à aller chercher de l’aide, c’est déjà un acte de courage que de l’exprimer et ça mérite des félicitations. Prenez donc le temps de vous arrêter quelques instants pour VOUS féliciter. Je pense qu’on – surtout les mères – le fait trop peu. Et être parent, oui, c’est DIFFICILE, et comme le dit si bien Gilles Vigneault: «… il est difficile d’aimer».

En ce qui a trait à votre question sur le sommeil, primo, rassurez-vous, il n’est pas trop tard pour bien faire, mais il faut agir maintenant et mettre votre fatigue de côté comme parent.

  • La première question à se poser est: ai-je établi une «routine de sommeil» avec mon enfant? On pense à un bain relaxant, suivi d’une petite histoire ou un jeu tranquille, comme un casse-tête avant le dodo. Et se fait-elle dans une atmosphère calme? Enfin, cette routine respecte-t-elle une durée de temps réaliste, c’est-à-dire qu’après le bain, y a-t-il plusieurs activités ou histoires d’affilée? Le plus important, c’est la constance, rassurante pour l’enfant.

  • On s’assure aussi que – juste avant cette période d’accalmie, entre 17 et 19 h environ –, l’enfant a bien couru ou sauté. Une bonne dépense d’énergie est essentielle pour l’aider à s’endormir, mais si elle se fait juste avant le dodo, elle aura l’effet contraire.

  • Dans la chambre, on peut mettre une veilleuse ou encore laisser la porte entrouverte. De plus, un verre d’eau posé sur la table de chevet évitera de servir d’excuse à l’enfant pour se lever.

  • Il doit apprendre à s’endormir seul, c’est la clé du problème, selon moi. C’est un des apprentissages importants à faire dans la vie, et plus on retarde ce moment, plus on donne le message qu’il est difficile de dormir. S’il s’endort seul et qu’il se réveille, il a plus de chance de se rendormir seul (peut-être lui prêter votre oreiller pour l’encourager).
    Donc, chers parents, vous devez pour les prochaines semaines avoir vos «quarts de bateau», comme on dit. Si votre enfant se réveille, vous devez vous lever (même en soupirant) et aller le reconduire à sa chambre en lui répétant comme un disque rayé qu’«il est capable».

    Méthodes suggérées
    Le laisser pleurer cinq minutes (utilisez une clôture basse pour bloquer la porte si nécessaire), puis retourner dans sa chambre, répéter la même phrase simple et rassurante, et allonger progressivement les intervalles entre chaque retour, à 8 minutes, 12 minutes, etc.

    Récompenser les efforts. Généralement, les autocollants sont très motivants pour les enfants de trois ans. «Si tu te réveilles et que tu viens nous voir, nous te ramènerons au lit avec un bisou et si tu restes au lit, tu auras un super autocollant». Pas un petit autocollant, allez-y avec les superhéros! Mais, surtout, tenez votre promesse. Aidez-vous d’un calendrier pour vous et pour lui: collez les autocollants sur un calendrier pour qu’il puisse visualiser ses efforts. Après plusieurs autocollants, réservez-vous un moment spécial avec lui. Il peut s’agir tout simplement d’aller au parc, un peu plus loin de la maison. Les enfants aiment avoir notre attention.

    Utiliser la chaise. Évelyne Martelot, dans son livre Enfin je dors et mes parents aussi, propose un truc simple, que je recommande fortement. Il s’agit de s’asseoir sur une chaise près du lit, et de la reculer chaque soir pour désensibiliser l’enfant.

    Pour le petit pot, certains garçons sont plus lents à être propres, mais je ne travaillerais pas deux problématiques en même temps. Laissez passer un ou deux mois avant d’entamer une démarche à cet effet.


    Source
    Enfin je dors et mes parents aussi, Évelyne Martelot, éditions de l’hôpital Sainte-Justine (2007).






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  • Veuillez prendre note que les réponses et les conseils de nos professionnels ne constituent pas un diagnostic et ne peuvent remplacer un examen complet, une visite chez le médecin ou chez tout autre professionnel de la santé. Le but de ce service n'est pas de poser un diagnostic, mais bien de donner de l'information susceptible d'aider à la compréhension d'une maladie ou d'un problème de santé.

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