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Entrevue avec David Suzuki
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Le généticien et écologiste de réputation internationale est l'auteur d'une quarantaine d'ouvrages, dont L'Équilibre sacré et Ma vie.
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Par Josée Larivée
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L'Unesco lui a décerné le prix Kalinga pour la science, et il a reçu la Médaille de l'environnement des Nations Unies. Il anime The Nature of Things, à CBC.
Vous avez consacré votre vie à la science et à la protection de l'environnement, et avez toujours insisté sur le rôle crucial qu'ont joué pour vous la famille et la nature. Parlez-nous de ce lien.
La réponse de David Suzuki Pour comprendre la nature, sa complexité et ses liens d'interdépendance, il faut s'en approcher et prendre le temps de l'observer. On saisit l'impact fondamental des éléments de la nature sur nos vies. On s'en nourrit : légumes, végétaux, animaux. L'élément crucial de la vie n'est pas l'économie. Sans la nature, il n'y a pas de vie! Comment ne pas s'en préoccuper en priorité?
Êtes-vous capable de compromis?
Je deviens intransigeant lorsqu'on met en péril l'équilibre sacré de la vie. Surtout lorsque notre santé et notre bien-être sont en jeu. L'être humain, pour sa survie, dépend de l'air, de l'eau, du sol et de l'énergie du soleil. Il est urgent de réapprendre à cohabiter avec ces éléments.
Lutte, victoire et ténacité Ma lutte m'a mené à me battre aux côtés des Indiens d'Amérique du Sud et des aborigènes australiens, et à travailler avec les Premières Nations du Canada. Ces expériences font partie des moments les plus riches de ma carrière. Travailler pour la cause de l'environnement est loin d'être déprimant. C'est excitant. On gagne même parfois!
Puis, il faut défendre nos acquis. Nous avons empêcher l'érection de barrages sur la rivière Peace, dans les années 60. Et voilà que 35 ans plus tard, le gouvernement veut faire travaux de forage sur cette même rivière! La lutte pour protéger l'environnement est un recommencement.
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